Dernière vérification : août 2026 · Rédigé par l’équipe de Badminton House, dirigée par des joueurs et des joueuses
Réponse rapide
Une blessure liée au badminton ne signifie pas forcément six semaines sans rien faire. Une fois qu’une personne clinicienne a déterminé ce que la blessure peut tolérer sans danger, il peut être possible d’entraîner les régions non touchées. Fiez-vous à ses restrictions, et non à ce tableau seul, pour choisir les activités et leur intensité. Traitez la pause comme une phase d’entraînement à part entière, reconstruisez progressivement le temps passé sur le terrain avant d’ajouter de la vitesse et laissez une personne clinicienne ayant examiné la blessure fixer le rythme et la date de reprise.
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Trouvez votre articulation dans le tableau ci-dessous pour voir ce qui continue à s’entraîner et ce qu’il faut remplacer. Utilisez ensuite le reste de ce guide pour compléter votre semaine.
Ce qui continue à s’entraîner lorsque la cheville, le genou, l’épaule ou le poignet sont touchés
Une fois qu’une personne clinicienne a déterminé ce que la blessure peut tolérer sans danger, il peut être possible d’entraîner les régions non touchées. Fiez-vous à ses restrictions, et non à ce tableau seul, pour choisir les activités et leur intensité. Le tableau ci-dessous précise ce qu’il faut protéger, ce qui continue et un remplacement pour quatre zones problématiques courantes.
| Articulation touchée | À protéger contre | Ce qui continue à s’entraîner | Remplacement courant |
|---|---|---|---|
| Cheville | Changements brusques de direction latéraux, réceptions de sauts, charge en torsion dans le pied. | Travail du haut du corps et du tronc effectué debout sur la bonne jambe ou assis, ainsi que la technique de la frappe avec la raquette. | Remplacez les échelles de déplacements par des gestes à vide effectués depuis une position fixe. |
| Genou | Fentes, réceptions de smash sauté, flexions profondes sous charge. | Conditionnement du haut du corps et des épaules, travail du tronc, technique du service et des coups au filet depuis une base immobile. | Remplacez les exercices de pas d’allègement et de fente par des répétitions de frappes avec la raquette en position debout. |
| Épaule | Frappes au-dessus de la tête (smash, dégagement, service haut) et sollicitations répétées du bras qui tient la raquette. | Déplacements complets, jambes, tronc et tout coup gardé sous la hauteur de l’épaule, comme le service court et le jeu au filet. | Remplacez les répétitions au-dessus de la tête par des schémas de déplacements seulement, la raquette tenue basse. |
| Poignet | Charge de la prise et claquement du poignet dans les smashs, les drives et les coups au filet. | Déplacements, jambes, tronc et mouvements tactiques à vide sans raquette dans la main blessée. | Remplacez les répétitions avec la raquette en main par des schémas de déplacements seulement et l’étude de matchs. |
Ce tableau porte sur les mouvements, pas sur le traitement : toute activité qui sollicite directement l’articulation blessée, y compris un circuit de musculation prescrit en réadaptation, doit être effectuée pendant une séance réellement supervisée par une personne entraîneuse ou physiothérapeute, et non ajoutée de votre propre initiative à partir d’un tableau comme celui-ci. Si la cheville est l’articulation qui vous empêche de jouer, notre guide sur la prévention et la reprise après une entorse de la cheville au badminton approfondit les étapes et le calendrier de la réadaptation.
Deux règles rendent le tableau utile plutôt que théorique. Premièrement, entraînez les régions non touchées seulement à la charge qui vous a été autorisée; ne présumez pas que votre intensité habituelle est sécuritaire pendant une blessure. Deuxièmement, si une activité de remplacement fait mal à l’articulation blessée pendant ou après la séance, elle appartient au côté « à protéger contre » du tableau, et non au côté « continue à s’entraîner », quel que soit le plan initial.
L’entraînement hors terrain qui continue à vous faire progresser
Une pause du terrain ne doit pas forcément être une pause du badminton. Quatre activités développent de véritables habiletés sans toucher à l’articulation blessée : envoyer des volants à un partenaire d’entraînement, revoir votre propre vidéo de match, étudier les schémas des adversaires et apprendre à arbitrer ou à tenir le pointage. Elles vous gardent toutes dans le groupe d’entraînement pendant la guérison.
Envoyer des volants à un partenaire depuis un seul endroit développe le contrôle de la tête de raquette et le placement sans la charge de course d’un échange complet, et vous rend utile pendant une séance plutôt que de vous en absenter. Revoir votre propre vidéo de match fait ressortir des schémas qu’un échange ne vous révèle jamais sur le moment, comme le coin vers lequel votre choix de coups s’effondre sous pression. Regarder des matchs de club solides ou de haut niveau avec une question précise en tête, par exemple comment une personne défend les coins arrière, transforme un visionnement passif en étude active. Prendre la chaise d’arbitre ou tenir le pointage lors de matchs de club vous garde près du jeu, affine votre regard pour les fautes et les décisions de ligne et vous donne une lecture tactique depuis le bord du terrain qu’une personne qui joue n’obtient jamais au milieu d’un échange.
Rester visiblement membre du groupe compte presque autant que chacune des habiletés individuelles ci-dessus. Une personne qui continue à venir envoyer des volants, filmer, regarder et compter trouve généralement le retour plus facile qu’une personne qui disparaît pendant six semaines et revient avec l’impression d’être étrangère au groupe.
Une semaine réaliste n’a généralement pas besoin des quatre activités à la fois. Une période d’envoi de volants ou d’arbitrage pendant votre séance habituelle au club, plus une séance assise consacrée à la vidéo de vos derniers matchs, couvre plus de terrain qu’il n’y paraît sur papier et s’intègre à l’entraînement adapté à la région décrit dans le tableau ci-dessus.
Planifiez la pause comme une phase d’entraînement, pas comme un arrêt
La médecine du sport considère maintenant une période de blessure comme une phase active d’entraînement plutôt qu’une période de repos forcé. Les recommandations actuelles de l’American College of Sports Medicine privilégient le repos relatif : protéger la structure blessée tout en continuant à entraîner le reste du corps, puisque l’inactivité totale entraîne ses propres coûts.
Le repos complet a été le conseil habituel pendant des décennies, et le raisonnement de l’American College of Sports Medicine pour s’en éloigner est direct : rester au lit toute la journée provoque un désentraînement, ce qui rend le retour ultérieur à l’activité complète plus difficile et augmente le risque de se blesser de nouveau (recommandations de l’American College of Sports Medicine sur le repos relatif).
Cette nouvelle façon de voir les choses change la manière de planifier une pause en milieu de saison. Notez-la comme un bloc d’entraînement, et non comme une attente indéfinie que la douleur disparaisse : un point de départ, une structure hebdomadaire approximative construite à partir du tableau régional ci-dessus et une date de réévaluation. Six semaines sans badminton deviennent six semaines d’un plan d’entraînement de badminton différent, et la différence entre ces deux cadrages est généralement la différence entre revenir en pleine forme et revenir en devant réapprendre la saison à partir de zéro.
Le retour : reconstruisez le volume avant l’intensité et laissez une personne clinicienne fixer le rythme
Les retours se passent le plus souvent mal lorsque le volume et l’intensité augmentent tous deux d’un coup. Les recommandations du Comité international olympique associent les fortes hausses de charge d’entraînement d’une semaine à l’autre à un risque de blessure nettement plus élevé, tandis que des hausses progressives et contrôlées à partir d’une base plus basse ont plutôt un effet protecteur. Reconstruisez le temps sur le terrain avant d’ajouter de la vitesse.
L’énoncé consensuel de 2016 du Comité international olympique chiffre ce risque en utilisant le rapport entre la charge d’entraînement d’une semaine et la moyenne mobile des quatre semaines précédentes (énoncé consensuel du CIO sur la charge sportive et le risque de blessure) : lorsque la charge d’une semaine dépasse 1,5 fois la moyenne mobile des quatre semaines précédentes, la probabilité de blessure fait plus que doubler. Pour une personne qui reprend, cela signifie reconstruire d’abord le temps total sur le terrain, au moyen de séances courtes et d’échanges à faible intensité, avant de remettre au programme les échanges à pleine vitesse, les points compétitifs ou un match complet.
Décider exactement à quel moment chaque élément revient est une décision partagée : ce n’est pas une décision que la personne qui reprend prend seule, ni une décision imposée de l’extérieur. Le consensus international sur le retour au sport issu du premier Congrès mondial de physiothérapie sportive le décrit comme une décision prise ensemble par les personnes cliniciennes, les athlètes et les personnes entraîneuses, au jour le jour et idéalement de façon collaborative. Il présente le retour au sport comme un continuum qui accompagne la récupération plutôt qu’une décision unique prise une fois la réadaptation terminée (énoncé consensuel de 2016 sur le retour au sport, Berne). La personne blessée doit participer à cette conversation, puisqu’elle est la seule à savoir exactement ce qui fait mal et à quel moment.
Ce guide peut vous indiquer ce qui continue généralement à s’entraîner autour d’une blessure et comment un retour est habituellement organisé par étapes. Il ne peut pas vous dire si votre cheville, votre genou, votre épaule ou votre poignet est prêt pour la séance de mardi : cette décision et le rythme exact de la réadaptation relèvent d’une personne clinicienne qui a réellement examiné la blessure, et non d’un article d’entraînement.
Votre pause, planifiée comme un bloc d’entraînement
- Trouvez votre articulation dans le tableau ci-dessus et notez ce qui continue à s’entraîner et ce qu’il faut remplacer.
- Ajoutez une activité hors terrain (envoi de volants, analyse vidéo, étude tactique ou arbitrage) au plan de cette semaine.
- Donnez à la pause un point de départ et une date de réévaluation plutôt que de la laisser indéfinie.
- Laissez votre personne clinicienne fixer le rythme du retour et reconstruisez le volume avant de toucher à l’intensité.
Photo de bannière : Tim Reckmann, Wikimedia Commons, CC BY 2.0, recadrée.




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