Dernière vérification : août 2026 · Rédigé par l’équipe dirigée par des joueurs et joueuses de Badminton House
Réponse rapide
Aucune pause fixe : les règles de la BWF concernant les blessures au badminton ne prévoient pas de pause médicale fixe comme au tennis.
Procédure ordinaire : si une blessure exige l’intervention du juge-arbitre, l’arbitre l’appelle et chronomètre le délai. Le juge-arbitre contrôle l’accès, le médecin du tournoi donne ses conseils et le joueur décide rapidement de poursuivre ou d’abandonner.
Exception d’urgence : les urgences graves relèvent des exceptions de soins immédiats.
Ce guide explique la procédure officielle prévue par les Lois de la BWF et les Instructions aux officiels techniques en vigueur à la date de vérification. Il ne pose pas de diagnostic et ne dit pas à un joueur si des soins sont médicalement appropriés. Les événements locaux peuvent compter moins de personnes officielles dans les compétitions de club, mais ils ne devraient pas inventer des droits supplémentaires en les présentant comme des règles de la BWF.
La distinction centrale est celle entre la gestion d’une blessure imprévue et le fait de retarder le jeu pour récupérer. Les Règles de badminton actuelles exigent la continuité du jeu en dehors des intervalles et suspensions prévus, interdisent de retarder le jeu pour reprendre des forces ou son souffle et font de l’arbitre le seul juge du délai.
À lire aussi : comparez un abandon pendant un match à une absence avant le match dans notre guide du walkover, de l’abandon et du forfait.
Que se passe-t-il lorsqu’un joueur se blesse sur le terrain?
Si une blessure ou un malaise exige l’intervention du juge-arbitre, l’arbitre utilise le signal de la main droite levée. Le juge-arbitre recueille d’abord les faits, décide si le médecin du tournoi ou une autre personne est nécessaire et rappelle à l’arbitre de chronométrer le délai. Le médecin donne ses conseils; dans les cas ordinaires, le joueur décide rapidement de poursuivre.
Cette séquence vient des Instructions actuelles de la BWF à l’intention des officiels techniques. Le fait qu’un joueur demande le médecin ne fait pas automatiquement venir celui-ci sur le terrain. Le juge-arbitre reçoit les faits rapportés par l’arbitre et décide, selon la procédure, si une présence médicale est nécessaire.
| Personne | Rôle procédural actuel | Ce que ce rôle ne signifie pas |
|---|---|---|
| Arbitre | Arrête le jeu au besoin, appelle le juge-arbitre et fournit les faits. | L’arbitre ne pose pas de diagnostic et n’accorde pas de pause fixe. |
| Juge-arbitre | Gère l’accès, le chronométrage, l’équité et le règlement rapide de la situation. | Le juge-arbitre ne prend pas la décision ordinaire du joueur de poursuivre. |
| Médecin du tournoi | Indique si la poursuite est médicalement conseillée et peut fournir un soulagement rapide autorisé. | La présence du médecin n’est pas une séance de soins sans limite de durée. |
| Joueur | Prend, après les conseils reçus, la décision ordinaire de poursuivre ou d’arrêter. | La décision ne peut pas être prolongée pour obtenir du temps de récupération supplémentaire. |
Le médecin peut fournir un soulagement rapide; le bandage d’un saignement actif est donné comme exemple. Les soins qui prennent du temps sont limités aux intervalles réguliers et seulement lorsque le médecin s’attend à pouvoir les terminer, ou presque, avant la fin de l’intervalle. La gestion ordinaire d’une blessure ne doit pas devenir un deuxième intervalle créé pour les soins.
Le juge-arbitre peut autoriser au plus deux personnes sur le terrain pour aider, conseiller ou traduire, et doit accorder la même considération à l’adversaire. Cette autorisation est discrétionnaire. Elle ne crée pas un droit automatique à deux entraîneurs, deux membres du personnel médical ou une escorte autour du joueur blessé.
Une séquence pratique claire commence par les faits, et non par les demandes de soins. L’arbitre peut indiquer le pointage, ce qui a été observé, depuis combien de temps le jeu est arrêté et ce que le joueur a dit. Le juge-arbitre peut alors décider si un avis médical est nécessaire et qui peut entrer. La décision médicale demeure ainsi distincte du souhait du joueur de se reposer.
L’adversaire doit recevoir la même considération en vertu de la disposition concernant l’aide de deux personnes. La source n’exige pas des actions identiques pour les deux côtés; le juge-arbitre doit appliquer la disposition équitablement.
Le chronométrage constitue un relevé officiel, et non un droit à un compte à rebours. L’arbitre chronomètre le délai afin que le juge-arbitre puisse voir si la procédure demeure dans les limites attendues d’un règlement rapide. Un joueur ne peut pas citer l’expression « quelques minutes » et exiger le temps restant d’un délai qu’il s’est lui-même accordé une fois la décision déjà claire.
Il n’existe aucun nombre fixe pour la pause médicale
Les Instructions aux officiels techniques demandent au juge-arbitre de régler la situation rapidement et bien avant que quelques minutes ne se soient écoulées, afin que le jeu reprenne ou soit abandonné. « Bien avant que quelques minutes ne se soient écoulées » est une directive procédurale, et non une durée garantie au chronomètre qu’un joueur pourrait utiliser en entier.
Un joueur peut-il utiliser un spray froid ou ajuster son taping?
Pendant les intervalles réguliers, un joueur peut utiliser son propre spray et un entraîneur ou une personne du personnel médical peut l’appliquer. Entre les échanges, sans Time Clock, l’arbitre peut autoriser l’application du spray par le joueur lui-même si elle ne retarde pas indûment le jeu. Avec une Time Clock, l’application autonome du spray froid et l’ajustement du taping ou du strapping doivent être terminés avant l’expiration du chronomètre de 25 secondes.
Ce point a changé. Un bulletin officiel de la BWF destiné aux officiels techniques et faisant état des changements de politique médicale décrit des modifications datées du 15 novembre 2024 qui ont supprimé l’ancienne autorisation permettant au médecin du tournoi d’appliquer un spray froid une fois par joueur et par match. Il précise séparément que les joueurs peuvent utiliser leur propre spray pendant les intervalles réguliers et qu’un entraîneur ou une personne du personnel médical peut alors l’appliquer.
Les Instructions aux officiels techniques publiées plus tard ajoutent le détail entre les échanges. Sans Time Clock, l’arbitre peut autoriser un joueur à appliquer lui-même le spray si le jeu n’est pas indûment retardé. Avec la Time Clock, le joueur peut l’appliquer lui-même au bord du terrain avant l’expiration des 25 secondes. Ces clauses ne rétablissent pas l’application du spray sur le terrain par le médecin.
| Situation | Ce que les documents actuels permettent | Limite |
|---|---|---|
| Intervalle régulier | Spray du joueur; un entraîneur ou une personne du personnel médical peut l’appliquer. | La durée de l’intervalle ne s’allonge pas. |
| Entre les échanges, sans Time Clock | L’arbitre peut autoriser l’application par le joueur lui-même. | Le jeu ne doit pas être indûment retardé. |
| Entre les échanges, avec Time Clock | Le joueur peut l’appliquer lui-même au bord du terrain avant l’expiration des 25 secondes. | Aucun temps supplémentaire et aucune application par le médecin. |
| Taping ou strapping, avec Time Clock | Le joueur peut faire un ajustement avant l’expiration du chronomètre. | Ce n’est pas une pause thérapeutique distincte pour le taping. |
Les règles indiquent si une action s’inscrit dans la procédure du match; elles ne disent pas si cette action est médicalement utile ou appropriée pour une blessure donnée. Un joueur ne devrait pas considérer l’autorisation du spray comme un conseil de soins, et une personne officielle ne devrait pas transformer une décision concernant un produit en diagnostic.
Les 25 secondes correspondent au chronomètre ordinaire entre les échanges, et non à une pause médicale. Sans Time Clock, l’autorisation mentionnée concerne l’application du spray par le joueur lui-même. L’ajustement du taping ou du strapping n’apparaît que dans la liste associée à la Time Clock.
Sans Time Clock, l’application du spray par le joueur dépend de l’autorisation de l’arbitre et de l’absence de délai indu. Avec la Time Clock, l’instruction fournit une échéance visible, mais elle ne retire pas les autres pouvoirs de contrôle. L’action se déroule au bord du terrain et se termine avant l’expiration du chronomètre.
Pendant un intervalle régulier, l’aide est plus large, mais uniquement dans le cadre normal de l’intervalle. Un entraîneur ou une personne du personnel médical peut alors appliquer le propre spray du joueur, mais l’intervalle se termine tout de même selon l’horaire prévu. Si des soins supplémentaires sont nécessaires, le médecin et les personnes officielles appliquent la limite distincte concernant les soins au lieu de prolonger discrètement la pause.
Qu’en est-il du saignement, des crampes et des chaussures?
Un saignement actif est soumis à une procédure précise : le jeu devrait attendre que le saignement cesse et que la plaie soit couverte, sauf directive contraire du juge-arbitre, et le sang présent sur le terrain devrait être nettoyé rapidement. Les documents actuels n’accordent ni pause spéciale pour une crampe ni droit propre aux blessures de retirer ou de changer ses chaussures pendant un temps de soins supplémentaire.
La directive concernant le saignement vise à rendre le terrain et la plaie prêts pour la reprise du jeu, et non à accorder un nombre fixe de minutes. Un bandage rapide peut faire partie du soulagement autorisé. Si la situation devient grave, le rythme ordinaire cède la place aux priorités médicales et d’urgence.
Les crampes relèvent toujours du cadre général des blessures et des délais. Aucun droit distinct actuel concernant les crampes n’a été trouvé dans les documents opérationnels de la BWF examinés. Un joueur ne peut pas présumer qu’un symptôme familier crée un temps de soins garanti; le juge-arbitre gère toujours la situation et le joueur prend toujours rapidement la décision de poursuivre ou d’abandonner.
Les dispositions examinées concernant les blessures ne créent pas de pause propre aux blessures pour retirer ou changer ses chaussures. Tout problème distinct lié à l’équipement doit être traité selon les règles applicables à l’événement; l’ajustement des chaussures ne devrait pas être présenté comme un droit lié à une blessure.
Ces absences sont importantes parce que des habitudes familières de tournoi peuvent finir par devenir des règles inventées. Une personne officielle locale a peut-être vu un joueur refaire le taping d’une cheville, retirer une chaussure ou recevoir du spray lors d’un autre événement. Cette observation n’établit pas un droit universel. Les documents applicables à l’événement et la directive du juge-arbitre contrôlent le match en cours.
Les joueurs peuvent se préparer sans essayer de prévoir chaque blessure. Arrivez avec vos fournitures personnelles autorisées bien organisées, vérifiez si l’événement utilise la Time Clock et demandez aux personnes officielles où l’aide pendant les intervalles réguliers est offerte. La préparation réduit la confusion; elle ne garantit pas qu’une action demandée sera autorisée en dehors de la condition documentée qui s’y applique.
- N’inventez pas de durée : ni un saignement ni une crampe ne transforme l’expression « bien avant que quelques minutes ne se soient écoulées » en minimum ou maximum garanti.
- Ne confondez pas le ruban pour les vêtements avec les soins : les règles concernant les marques sur les vêtements répondent à une question différente de celle du taping ou du strapping sportif.
- Ne promettez pas l’arrivée du médecin : la présence ordinaire du médecin demeure soumise à la procédure du juge-arbitre.
- N’utilisez pas un guide des règles comme autorisation médicale : le fait d’être autorisé à reprendre selon la procédure n’établit pas que la reprise est sécuritaire.
Pour les événements de club sans médecin du tournoi, les organisateurs devraient publier leur procédure d’urgence et d’abandon avant le début du jeu et préciser qui possède l’autorité du juge-arbitre. Ils ne devraient pas imiter uniquement la partie visible d’une procédure de haut niveau, comme l’autorisation du spray, tout en omettant l’accès aux soins d’urgence, le chronométrage, le nettoyage du sang et le pouvoir d’arrêter le jeu.
Comment un joueur abandonne-t-il, et quand le médecin peut-il entrer immédiatement?
Lorsque le joueur confirme son abandon, l’arbitre annonce l’abandon, le gagnant et le pointage, puis inscrit la notation de l’abandon. Les conséquences ultérieures dépendent du format et des règlements de l’événement. En cas d’arrêt cardiaque présumé ou de commotion cérébrale présumée avec perte de conscience, le médecin du tournoi peut intervenir immédiatement sans attendre la directive du juge-arbitre.
L’abandon est un résultat du match en cours, et non une pause pendant laquelle le joueur pourrait décider indéfiniment. L’arbitre confirme la décision et effectue l’annonce officielle. Le pointage à ce moment-là fait partie du relevé, tandis que l’adversaire devient le gagnant du match.
La suite n’est pas identique dans toutes les compétitions. Les Règlements généraux des compétitions de la BWF distinguent les conséquences pour les autres épreuves individuelles, les rencontres par équipes et les formats de groupes, avec des exceptions précises. Les joueurs de tournoi devraient vérifier la documentation et les règles de l’événement plutôt que de présumer une seule conséquence pour tous les abandons.
Selon les Règlements généraux des compétitions actuels, l’abandon ou le retrait d’une épreuve signifie que le joueur doit être retiré des autres épreuves auxquelles il est inscrit, sauf exception pour les Championnats du monde seniors de la BWF. Lors d’une rencontre par équipes, le joueur ne peut pas participer aux matchs suivants de cette rencontre, mais peut prendre part aux rencontres futures. Ces conséquences diffèrent en raison des structures de compétition différentes.
Dans un jeu de groupe, l’abandon pendant un match compte comme le fait de ne pas avoir terminé tous les matchs du groupe; tous les résultats du joueur ou de la paire dans le groupe sont donc supprimés. C’est pourquoi l’annonce du match et la conséquence ultérieure pour le tableau devraient être expliquées séparément. L’arbitre inscrit ce qui s’est passé dans le match; le règlement applicable à l’événement détermine ce qui arrive au relevé général de la compétition.
La notation de l’abandon est Ret, sans point, selon le Vocabulaire actuel de la BWF. Cette notation précise distingue le résultat officiel des descriptions courantes d’un joueur qui arrête un match en cours.
Exception d’urgence
Les Instructions actuelles aux officiels techniques autorisent expressément la présence immédiate du médecin du tournoi, sans directive du juge-arbitre, en cas d’arrêt cardiaque présumé ou de commotion cérébrale présumée avec perte de conscience. Cette exception étroite vise à accélérer les soins d’urgence. Elle ne doit pas servir à soutenir que des douleurs ordinaires, une crampe ou un ajustement de l’équipement entraînent automatiquement l’arrivée du médecin.
Une blessure manifestement grave prend le pas sur la procédure ordinaire : le médecin fournit les premiers soins en attendant le transport vers l’hôpital. Les personnes officielles devraient protéger le joueur et le terrain, appliquer la procédure d’urgence et éviter de traiter la continuité de la compétition comme plus importante que les soins immédiats. La procédure ordinaire de poursuite ou d’abandon ne s’applique pas au joueur visé par l’exception de blessure grave.
Pour les joueurs, la préparation pratique est administrative : sachez qui est le juge-arbitre, où se trouvent les soins médicaux de l’événement, ce que prévoit la documentation concernant le retrait et les conséquences possibles pour vos autres épreuves. Ces vérifications n’empêchent pas les blessures, mais elles éliminent les suppositions lorsqu’une décision doit être prise rapidement.
Retenez la séquence actuelle
- L’arbitre évalue l’incident et appelle le juge-arbitre au besoin.
- Le juge-arbitre recueille les faits et contrôle l’accès; l’arbitre chronomètre le délai.
- Le médecin du tournoi donne ses conseils lorsqu’il est appelé; le soulagement rapide demeure conforme aux règles.
- Le joueur poursuit ou abandonne rapidement, sauf lorsque l’intervention d’urgence est prioritaire.
- Les personnes officielles inscrivent le résultat et appliquent les règlements propres à l’événement.




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