Dernière vérification : août 2026 · Rédigé par l’équipe dirigée par des joueurs de Badminton House
Réponse rapide
Tournez légèrement le pied avant vers l’extérieur au moment précis où il atterrit pendant une fente, plutôt que de le poser droit devant ou tourné vers l’intérieur. Une étude biomécanique du badminton publiée en 2025 a constaté qu’un atterrissage avec l’orteil vers l’extérieur réduit l’angle et la charge d’éversion de la cheville, sollicite davantage les principaux muscles stabilisateurs externes de la cheville et déplace la contrainte des os de l’arrière-pied vers l’avant-pied. Gardez une rotation modérée (l’étude a testé environ 20 degrés) et limitez-la à l’atterrissage, sans la conserver en position debout ou en position d’attente.
À lire aussi : Ce guide porte uniquement sur l’angle du pied avant au moment de l’atterrissage. Pour les pas qui vous amènent dans la fente, consultez les déplacements d’approche du filet au badminton, et pour vous arrêter proprement après l’atterrissage, consultez le freinage dans les déplacements au badminton.
Pourquoi l’angle du pied modifie la charge à la cheville
L’atterrissage d’une fente fait rouler votre cheville sur le côté lorsqu’elle reçoit le poids de votre corps, dans un mouvement appelé éversion. L’ampleur de ce roulement dépend en partie de la direction vers laquelle pointe votre pied avant. Une étude biomécanique du badminton publiée en 2025 a constaté que tourner légèrement le pied avant vers l’extérieur à l’atterrissage réduit de façon mesurable ce roulement et la force qui le provoque.
Dans un test en laboratoire où 30 joueurs amateurs effectuaient une fente avant standardisée, les chercheurs ont comparé trois angles du pied avant : 20 degrés vers l’intérieur, droit devant et 20 degrés vers l’extérieur. L’angle d’éversion de la cheville était le plus élevé avec le pied tourné vers l’intérieur, plus faible avec le pied droit devant et le plus faible avec le pied tourné vers l’extérieur, tandis que le moment d’éversion (la charge de torsion à laquelle la cheville résiste) diminuait d’environ 13 % entre l’atterrissage droit devant et celui avec l’orteil vers l’extérieur. Tourner le pied vers l’extérieur faisait aussi travailler davantage les muscles fibulaires sur le côté extérieur de la jambe, ceux qui s’opposent à un roulement accru, tandis que tourner le pied vers l’intérieur produisait une activité supplémentaire des muscles du tibia, interprétée par les chercheurs comme une compensation pour une stabilité réduite.
Un modèle de contrainte distinct portant sur les mêmes atterrissages a montré que l’angle du pied ne modifie pas seulement la quantité de charge portée par la cheville. Il modifie l’endroit où la charge s’exerce. Tourner progressivement le pied de l’intérieur vers l’extérieur déplaçait la contrainte osseuse du talon et du médio-pied vers l’avant-pied, et l’atterrissage avec l’orteil vers l’extérieur entraînait la plus petite charge articulaire globale pendant tout le mouvement. Une fente habituelle avec le pied vers l’intérieur ou droit devant continue de charger les mêmes os vulnérables de l’arrière-pied, atterrissage après atterrissage, toute la saison.
De combien tourner le pied vers l’extérieur et quand le faire
Visez une rotation modérée vers l’extérieur du seul pied qui atterrit, à peu près l’angle que vous utiliseriez pour pointer vos orteils vers deux heures plutôt que droit devant sur le terrain. Les auteurs de l’étude recommandaient eux-mêmes une rotation modérée, et l’angle réellement testé avec des résultats était d’environ 20 degrés, et non une position exagérée avec les pieds en canard.
Il s’agit d’une position d’atterrissage, et non d’une posture à maintenir entre les coups. La recherche a mesuré le pied uniquement au moment où il se pose pendant une fente avant, jamais pendant les échanges en position debout ni pendant le pas d’allègement. Conserver une rotation fixe vers l’extérieur en position d’attente vous nuit aussi : un pied déjà tourné vers l’extérieur offre moins d’appui pour pousser directement vers l’arrière et ralentit le pas de récupération en sortant du coin. Gardez la rotation pour l’instant de l’atterrissage, puis laissez le pied revenir à sa position naturelle.
Ce détail compte davantage qu’il n’y paraît. Une revue exploratoire des recherches sur les fentes au badminton a constaté que la fente représente à elle seule plus de 15 % du temps total de jeu, et ses auteurs soutiennent qu’améliorer la mécanique de la fente est l’un des moyens les plus directs de réduire le risque de blessure dans ce sport. Une habitude liée à l’angle du pied que vous répétez aussi souvent à chaque séance sur le terrain mérite cinq minutes d’attention volontaire.
Vérifiez votre propre fente avec une seule vidéo
Filmez une fente au filet directement face à vous, avec votre téléphone à vitesse normale, et vous pourrez voir l’angle de votre pied sans aucun équipement. Observez le moment où le pied avant touche le sol et comparez les deux côtés de votre mouvement.
Demandez à un partenaire de vous envoyer un amorti au filet et de tenir le téléphone à hauteur de la taille, face à vous, suffisamment loin pour cadrer toute la fente. Faites défiler la vidéo image par image autour du contact et vérifiez deux choses : la direction de l’orteil au moment précis où il touche le sol et le fait que la cheville roule ou vacille visiblement vers l’extérieur juste après l’atterrissage. Répétez avec une fente du côté revers et une autre du côté coup droit, car le côté le plus faible ou le moins entraîné d’une personne qui joue atterrit souvent différemment du côté le plus fort sans qu’elle le remarque sur le terrain.
Si l’orteil atterrit droit devant ou tourné vers l’intérieur et que la cheville vacille au contact, il s’agit exactement du schéma que la recherche associe à une charge d’éversion plus élevée. Pratiquez quelques exercices avec des volants envoyés par un partenaire en vous concentrant consciemment sur un atterrissage avec le pied légèrement tourné vers l’extérieur, puis filmez-vous de nouveau. La plupart des joueurs peuvent sentir et voir la différence en une courte séance.
Ce qui change sur un sol glissant ou avec des chaussures usées
Un atterrissage avec l’orteil vers l’extérieur a besoin d’adhérence pour fonctionner comme prévu, alors un sol glissant ou une semelle de chaussure usée change le calcul. La même recherche qui a constaté que cette position réduit la charge latérale à la cheville a aussi constaté qu’elle augmente un autre type de charge au premier instant du contact, et ce compromis n’apparaît que lorsque le pied peut réellement adhérer au sol.
Dans la toute première fraction de l’atterrissage, avant que la cheville ait fini de rouler, la position avec l’orteil vers l’extérieur produisait la plus grande force de cisaillement avant-arrière à la cheville des trois angles testés, tandis que la position avec l’orteil vers l’intérieur produisait la plus faible. Sur un terrain offrant une bonne adhérence, ce cisaillement est rapidement absorbé par une cheville stabilisée et un pied stable. Sur un sol glissant ou avec une chaussure dont la semelle extérieure est usée et lisse, ce même cisaillement a davantage tendance à se transformer en glissement, et un pied qui glisse alors qu’il est tourné vers l’extérieur peut entraîner une éversion tout aussi marquée qu’un pied posé droit. Si le sol semble glissant ou si vos chaussures sont visiblement lisses sous le pied, raccourcissez votre fente et atterrissez avec un pas plus contrôlé et légèrement moins engagé plutôt que de compter sur toute l’amplitude avec l’orteil vers l’extérieur.




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