Dernière vérification : août 2026 · Rédigé par l’équipe de Badminton House dirigée par des personnes qui jouent au badminton, avec Badminton House
Réponse rapide
Un smash vers l’espace libre laisse à un défenseur en équilibre la place d’effectuer un geste complet et contrôlé. Un smash dirigé vers le corps du défenseur, surtout vers la hanche du côté de la raquette, lui retire cette marge. Même un contact propre revient alors court et sans contrôle. Viser une personne est légal et normal : les lois du badminton attribuent la faute à la personne touchée par le volant, et non à celle qui l’a frappé.
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Pourquoi l’espace libre échoue contre un défenseur en place
Un défenseur en équilibre et déjà en position a assez de place pour préparer un geste complet et choisi. Un smash puissant vers l’espace libre rencontre donc généralement un blocage propre et contrôlé. Viser plutôt le corps retire cette place, comprime le coup possible et transforme même un bon contact en réponse flottante.
Imaginez un échange standard en simple : votre adversaire lève le volant depuis le fond du terrain, revient en position de base équilibrée et tient sa raquette au centre. Un smash à pleine puissance le long de l’une ou l’autre ligne de côté lui laisse le temps de préparer un blocage propre de coup droit ou de revers et de le renvoyer droit avec encore de la vitesse. Le même smash dirigé vers sa hanche du côté de la raquette l’oblige plutôt à choisir en une fraction de seconde entre une poussée de revers comprimée et une portée maladroite de coup droit à travers le corps. Dans les deux cas, la réponse perd de la vitesse et de la hauteur.
Viser une personne est aussi parfaitement légal, et les lois du jeu rendent ce choix utile plutôt que simplement permis. Selon les Lois du badminton de la BWF, il y a faute si, pendant le jeu, le volant touche la personne ou les vêtements d’un joueur ou d’une joueuse. La faute revient à la personne touchée, et non à celle qui a frappé le volant. Un smash qui touche le corps du défenseur gagne donc l’échange immédiatement. Notre guide distinct sur cette règle en présente le libellé exact.
La zone la plus vulnérable nommée dans les ressources d’entraînement sur les angles d’attaque en double est la hanche du côté de la raquette du défenseur. Elle se trouve exactement là où le coup défensif de revers commence à perdre de son efficacité, alors qu’un coup droit y reste encore maladroit à jouer. Quelle que soit la prise utilisée, cette zone est donc la mauvaise zone à défendre.
Les zones cibles nommées
Quatre zones couvrent la plupart des décisions qu’une personne qui smashe doit réellement prendre : la hanche du côté de la raquette, le centre du corps ou la poitrine à courte distance, le centre du terrain en double et l’espace entre deux défenseurs. Chacune est utile parce qu’elle force une réponse précise et maladroite, et pas simplement parce qu’elle est difficile à atteindre.
| Zone cible | Pourquoi elle fonctionne | À utiliser surtout quand |
|---|---|---|
| Hanche du côté de la raquette | Elle se trouve là où la défense de revers devient faible, alors que la défense de coup droit reste comprimée. | Contre tout défenseur en place, en simple ou en double. |
| Centre du corps ou poitrine | La vitesse brute à courte distance bat le défenseur avant qu’il puisse se replacer. | Pour smasher depuis le milieu du terrain, ou si l’adversaire est déséquilibré ou encore en déplacement. |
| Centre du terrain | La distance parcourue est la plus courte, ce qui laisse le moins de temps pour réagir et offre l’angle de contre-attaque le plus faible. | En double, lorsque vous smashez depuis le milieu du terrain. |
| Entre les deux défenseurs | Le défenseur en diagonale se tient généralement déjà plus près du centre, ce qui rend cet espace réellement libre. | En double, pour smasher depuis un coin arrière, en visant légèrement vers le côté de la ligne droite. |
Le simple et le double favorisent des choix légèrement différents. Le simple est surtout un problème individuel entre le corps et l’espace, de sorte que les zones de la hanche et de la poitrine font l’essentiel du travail. Le double ajoute une deuxième personne en défense et un partenaire au filet. La distance et l’angle comptent donc autant que la cible elle-même : un smash à plat vers le torse est une option reconnue en double, tandis que les smashs et les amortis en diagonale sont généralement évités, car la distance supplémentaire laisse aux deux défenseurs plus de temps pour réagir. Une réponse flottante qui tombe court ou au centre est précisément ce que votre partenaire au filet est placé pour terminer, soit en faisant un kill, soit en forçant un autre lift faible.
Exemple concret en double : votre partenaire est au filet, vous smashez depuis le coin arrière droit et les deux défenseurs sont placés côte à côte. Viser droit le long de votre propre ligne de côté donne au défenseur le plus proche un blocage facile dans sa course. Viser plutôt l’espace entre les deux défenseurs, légèrement du côté droit, oblige l’un des deux à entrer dans l’espace de l’autre. Un blocage précipité et déséquilibré franchit rarement le filet proprement, ce qui crée exactement la réponse flottante que votre partenaire attend pour faire le kill.
Jouer contre une personne gauchère ne change pas le principe, seulement le côté. Sa hanche du côté de la raquette est à sa droite, et non à sa gauche, parce que la zone est définie par la main qui tient la raquette, et non par le côté qu’une personne droitière présente habituellement. Vérifiez la prise avant de choisir votre cible, surtout la première fois que vous jouez contre une nouvelle personne.
Quand l’espace libre devient réellement préférable
Deux situations favorisent réellement l’espace libre plutôt que le corps. La première est celle d’un défenseur dont la raquette est déjà engagée pour protéger un côté, ce qui laisse l’autre côté libre plutôt que défendu. La seconde concerne tout smash qui manque de vitesse maximale : une cible située sur le corps se fait alors bloquer confortablement vers le filet.
Selon les conseils de placement des smashs en simple, si la raquette d’un adversaire se trouve déjà d’un côté ou si celui-ci est trop loin de ce côté, smasher vers l’autre côté est préférable à viser son corps : vous frappez dans un espace qu’il a déjà abandonné, et non dans un coup qu’il peut encore jouer. La même logique s’applique à une personne placée trop en avant : viser le côté le plus éloigné fonctionne aussi bien que viser son corps.
La vitesse compte autant que le placement. Lorsque vous interceptez un lift ou un dégagement plus plat plutôt que de smasher avec un geste complet et bien préparé, viser le corps est le mauvais choix, car un défenseur peut gérer un smash plus lent et le bloquer confortablement vers le filet. L’espace libre devient alors préférable, et la direction est l’inverse de celle du coup intercepté : s’il est arrivé droit, smashez en diagonale; s’il est arrivé en diagonale, smashez droit. En double, gardez autant que possible ce coup vers l’espace libre droit ou central. Les smashs en diagonale très larges restent à éviter, même lorsqu’un espace s’ouvre, car la distance supplémentaire laisse aux deux défenseurs le temps de récupérer.
Pratiquez-le et jouez en sécurité
Le choix de la cible est une décision que vous pouvez travailler directement : demandez à une personne partenaire d’alimenter des lifts depuis un endroit fixe, annoncez votre zone cible à voix haute avant de frapper et ne comptez la répétition comme réussie que si le volant y atterrit réellement. Ajoutez des déplacements et des alimentations aléatoires lorsque la version immobile devient facile.
Commencez avec une personne partenaire qui alimente des lifts depuis une position fixe au filet. Avant chaque smash, annoncez « hanche » ou « centre » [traduction] à voix haute, puis frappez cette zone à un rythme normal, et non avec un effort maximal, puisque l’habileté entraînée est ici la précision. Une fois que vous pouvez viser régulièrement la hanche du côté de la raquette, ajoutez une deuxième position d’alimentation et une annonce aléatoire de votre partenaire pour lire la situation au lieu de répéter un seul coup. Une structure fonctionnelle pour une séance : dix lifts vers la hanche du côté de la raquette, dix vers la poitrine à partir d’une alimentation plus proche, puis dix avec une annonce aléatoire entre les deux, en remettant le compte à zéro chaque fois que l’annonce et la zone d’arrivée ne correspondent pas.
Une remarque de sécurité et d’étiquette doit accompagner tout cela. Viser le corps d’une personne est légal et normal au badminton, et c’est très différent de viser sa tête. Les conseils de Badminton House, quelles que soient les recommandations d’une source d’entraînement donnée, sont de ne jamais viser volontairement la tête : un volant à vitesse de smash près du visage comporte un véritable risque de blessure aux yeux et au visage, et aucun échange n’en vaut la peine. Gardez la cible sur le torse, réduisez la vitesse dans les parties amicales et les parties entre personnes de niveaux différents, et réservez les smashs au corps à pleine vitesse aux matchs où toutes les personnes présentes comprennent et acceptent ce choix.
Intégrez ceci à votre prochaine séance
- Demandez à une personne partenaire d’alimenter des lifts depuis un endroit fixe et annoncez votre zone cible avant chaque smash.
- Par défaut, visez la hanche du côté de la raquette contre une personne adverse en place, et la poitrine à courte distance ou contre une personne déséquilibrée.
- Passez à l’espace libre dès que sa raquette s’engage d’un côté, ou lorsque votre propre coup manque de vitesse maximale.
- Gardez la tête hors de la liste des cibles, chaque fois, sans exception.
Photo de la bannière : Joelflorentinpereira, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, recadrée.




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